Vétérans (Soldat libérés) & Réservistes (Milouim)
Depuis mon retour, quelque chose à changé.
En fait, votre cerveau s'est adapté à votre mission de Soldat.

Est-ce que vous vous reconnaissez ?
Hyper-vigilance constante (Sursaut au moindre bruit)
Vous dormez mal ou évitez de dormir.
Vous êtes irritable, impatient ou encore détaché.
Vous ressentez parfois déborder émotionnellement.
Vous avez l’impression que personne ne peut comprendre ce que vous avez vécu.
Vous avez de nouvelles addictions.
Vous vous sentez en décalage, “ailleurs”, même en famille.
Vous avez moins d’envie qu’avant.
Tristesse ou pessimisme sans raison précise.
Sentiment d’échec ou de culpabilité.
Perte de confiance en vous avec une impression de ne plus être à la hauteur.
Vous pleurez plus facilement… ou au contraire plus du tout.
Fatigué en permanence.
Vous avez des idées noires que vous gardez pour vous ?
Ou encore ...
Déconnection émotionnelle.
Vous vous sentez vide.
Vous avez l’impression d’être devenu quelqu’un d’autre.
Ce qui se passe dans votre cerveau
En situation de combat
Le cerveau passe en mode survie.
L’amygdale (centre d’alerte) s’active en permanence.
Le cortex préfrontal (réflexion, régulation) se met en retrait.
Le corps produit cortisol et adrénaline en continu.
Ce mode est adapté à la guerre.
Il n’est pas adapté au retour à la maison.
Votre système nerveux ne sait pas encore que vous êtes en sécurité.
Ce n’est pas une fragilité.
C’est une adaptation.


Ce qui peut apparaitre après
Hyper-contrôle
Perte soudaine de repères
Besoin d’isolement
Colère soudaine
Difficulté avec les enfants ou en couple
Culpabilité d’avoir survécu (Syndrome du survivant)
Images intrusives, Flashback
Besoin de repartir
Ces réactions ne signifient pas que vous allez mal.
Elles signifient que votre cerveau essaie encore de vous protéger.
Ce que vous pouvez faire maintenant
Première étape :
Reconnaître que quelque chose a changé.
Deuxième étape :
En parler à quelqu’un qui comprend le fonctionnement psychologique du combat.
L’objectif n’est pas de “faire une thérapie”.
Juste pour faire un premier point et vous orienter si besoin vers un professionnel francophone près de chez vous (si possible).
Une aide administrative pourra vous être proposée si vous le désirez.

Au retour, vous pouvez vous reconnaître dans ces situations…
“Je devrais être soulagé… mais je ne ressens rien.”
C’est une réaction fréquente. Le cerveau peut rester en mode protection.
“Je me sens plus à ma place en mission que chez moi.”
Ce sentiment existe chez de nombreux réservistes. Il ne signifie pas que votre place est perdue dans la vie civile.
“Je m’énerve pour des choses sans importance.”
C’est un effet classique du retour. Cela peut s’apaiser avec du soutien
“Je préfère éviter les gens depuis mon retour.”
L’isolement est fréquent mais peut prolonger les difficultés.
Un accompagnement peut aider à rétablir le lien
“Je n’arrive pas à ralentir.”
L’état d’alerte met du temps à redescendre. Cela se régule progressivement.
“Les autres ne peuvent pas comprendre.”
C’est souvent vrai en partie. D’où l’intérêt de parler à quelqu’un formé à ces situations.
“Je repense à certaines scènes sans le vouloir”
C’est une réaction normale. Si cela devient envahissant, il est important d’en parler.
